Face à l’inflation galopante des prix de la viande, devenus prohibitifs pour de nombreux ménages, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, a convoqué le 12 janvier les acteurs de la filière. L’objectif de cette réunion : réguler le marché, protéger les consommateurs et garantir aux Nigériens un accès à cette denrée essentielle.
La situation est alarmante au Niger, où le prix du kilogramme de viande dépasse désormais 5 000 F CFA, transformant ce produit de consommation courante en un véritable luxe. Pour identifier les causes de cette flambée, le ministre a échangé avec les professionnels du secteur, qui ont évoqué plusieurs facteurs, notamment l’augmentation des prix du bétail sur les marchés locaux, l’insécurité perturbant les circuits d’approvisionnement, et le phénomène de l’abattage clandestin.
« Bien que le Niger soit un pays d’élevage, les protéines animales deviennent presque inaccessibles », a souligné Abdoulaye Seydou. Il a ajouté que « la régulation des prix des produits de première nécessité est une priorité absolue des autorités de la Refondation, qui placent le bien-être du peuple au cœur de leurs préoccupations. Nous ne pouvons pas rester insensibles à la souffrance des populations. »
Le gouvernement s’engage ainsi à mener des actions concrètes pour mettre de l’ordre dans le secteur, protéger les droits des consommateurs et préserver le pouvoir d’achat des Nigériens. Une réduction des prix au kilogramme est envisagée, suscitant l’espoir d’un soulagement rapide pour les ménages.
