Lors de son entretien-bilan accordé à RTN le 26 juin 2026, la ministre de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, Mme Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni, a dressé un état des lieux des actions menées en faveur des groupes vulnérables. Elle a notamment évoqué les appuis accordés aux personnes âgées, aux personnes en situation de handicap ainsi qu’aux déplacés internes, en mettant en lumière l’aide apportée à 174 jeunes filles handicapées, qui ont bénéficié cette année d’un soutien de 25 millions de CFA.
Sur la protection et l’autonomisation des populations vulnérables, la ministre a rappelé que son ministère prend également en charge les nouveau-nés abandonnés, considérés comme particulièrement exposés aux risques sanitaires.
Parmi les mesures phares du gouvernement, Mme Djermakoye Seyni a mentionné l’adoption de l’ordonnance n°2024-20 du 29 mai 2024, visant à définir les principes fondamentaux de protection sociale des personnes âgées. Le décret d’application est en cours de finalisation. Elle a annoncé que 5 000 cartes d’égalité des chances sont progressivement délivrées aux personnes handicapées, leur ouvrant droit à divers avantages dans les secteurs de la santé, de l’éducation, des transports, des loisirs et de l’assistance humanitaire.
Le ministère a également mis à disposition du Conseil supérieur des personnes âgées un bâtiment destiné à son siège, ainsi qu’un terrain d’un hectare pour la construction d’un centre multifonctionnel dédié à leur prise en charge.
Concernant les personnes en situation de handicap, la ministre a souligné le soutien financier accordé à 174 jeunes filles scolarisées, facilitant leur maintien dans le système éducatif. Elle a également mentionné l’aide en vivres et produits non alimentaires aux écoles spécialisées pour aveugles, sourds et déficients intellectuels, ainsi que la mise en place prochaine d’un Fonds national autonome de soutien aux personnes handicapées.
Sur le volet accessibilité, le ministère a réactivé les textes imposant l’aménagement de rampes dans les bâtiments publics pour faciliter la mobilité des personnes handicapées. Ces mesures sont progressivement intégrées dans les nouvelles infrastructures publiques et envisagées dans les futurs transports en commun.
Interrogée sur la situation des personnes déplacées internes, Mme Djermakoye Seyni a indiqué que des structures spécialisées, au niveau central et déconcentré, assurent leur accueil, suivi, assistance et intégration dans les communautés hôtes. Elle a toutefois regretté l’absence de données biométriques précises sur cette population, tout en soulignant leurs besoins urgents en abris, terrains, eau potable, éducation et services sociaux, ce qui demande une coordination étroite entre autorités locales et services de l’État.
