Actuellement, les marchés de Niamey se voient inondés par divers produits saisonniers, notamment la canne à sucre, qui occupe une place de choix. Riche en sucres et en eau, ce produit est une source naturelle d’énergie et favorise la digestion. Il est prisé tant pour sa consommation directe que pour l’extraction de sucre.
Cette disponibilité crée des opportunités pour de nombreux jeunes qui s’engagent dans la commercialisation de la canne à sucre pour subvenir à leurs besoins. Selon une enquête de l’Agence Nigérienne de Presse (ANP), le marché de Boukoki, aussi connu sous le nom de Haboukayna, est le principal point de stockage de ce produit à Niamey. On y trouve des ventes en gros et au détail, ainsi que des revendeurs ambulants parcourant la ville.

M. Aminou Ibrahim, un grossiste de ce marché, explique qu’il exerce cette activité depuis plusieurs années, recevant des camions de canne à sucre provenant de localités comme Tibiri, Loga et Djoundjou. Sa clientèle se compose principalement de commerçants du marché Katako et de détaillants, qui achètent des fagots à des prix variant entre 7 000 et 8 000 FCFA.
Quant à M. Souley Ali, jeune vendeur ambulant de 22 ans, il raconte qu’il achète chaque jour des fagots de 15 à 22 cannes à sucre pour les revendre au détail, réalisant ainsi des bénéfices qu’il utilise pour soutenir sa famille au village.
Outre la canne à sucre, d’autres produits saisonniers inondent également le marché Katako, tels que le jujube, les fruits de l’ébénier, le pain de singe, la pulpe de baobab, et la gomme arabique, qui provient du Burkina Faso. Ces produits, cueillis dans diverses régions du Niger, sont très appréciés des consommateurs et sont souvent disponibles sur le marché.
M. Hassan Yahaya, vendeur de gomme arabique, précise que la vente de ce produit est avantageuse pour ceux qui connaissent le marché. Il s’approvisionne au Burkina Faso et revend en détail, en garantissant que la qualité de son produit est supérieure, même pour les résines de second choix.

De son côté, M. Idi Garba, 29 ans, explique que l’aubergine africaine, très prisée pour ses vertus, est importée du Nigeria. Les sacs se vendent entre 10 000 et 12 000 FCFA, permettant des bénéfices intéressants à la revente.
Bien que ces vendeurs parviennent à écouler leurs marchandises à des prix compétitifs, ils rencontrent des défis en matière de conservation et de mise en valeur de leurs produits. De plus, de nombreuses femmes participent à ce marché, vendant des fruits devant leurs maisons ou à proximité des écoles pour augmenter leurs revenus.
