Après la relance stratégique des activités de la Sonatrach sur le bloc pétrolier de Kafra, c’est au tour du géant algérien de l’électricité, Sonelgaz, de réactiver son partenariat avec le Niger.
Le dégel spectaculaire entre les deux pays est le résultat direct de la visite de travail effectuée à Alger, à la mi-février, par le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP). En plaçant l’énergie comme « pierre angulaire » de la coopération bilatérale, Niamey et Alger ont déterré des dossiers majeurs restés trop longtemps en suspens.
Désormais, la NIGELEC et son partenaire Sonelgaz avancent à un rythme accéléré pour répondre aux besoins pressants des populations nigériennes.
Le projet phare de ce nouveau départ est l’installation d’une centrale électrique de 40 MW. Entièrement prise en charge par la partie algérienne, cette infrastructure est destinée à stabiliser et renforcer les capacités de production de notre société nationale, la NIGELEC.
Les choses se précisent rapidement à travers une réunion de haut niveau qui s’est tenue ce lundi à Alger pour finaliser les modalités de transport de la centrale vers le Niger. Signe de l’imminence des travaux, une délégation technique du groupe Sonelgaz est attendue cette semaine même au Niger.
Cette équipe d’experts aura pour mission d’étudier le site devant accueillir la nouvelle unité de production. Ce projet, qui devrait voir le jour dans les prochains mois, prouve que le Niger diversifie ses partenariats stratégiques pour garantir à chaque citoyen et à chaque industrie un accès fiable à l’énergie, loin des pressions extérieures.
La coopération permet le transfert de technologie. Ce transfert facilite l’installation de la centrale. La centrale garantit une offre électrique stable. Et une offre électrique stable est le moteur de notre indépendance économique.
Par Ismail Abdoulaye Naoumani
