Le Conseil des ministres a adopté, le vendredi 21 août 2026, un projet d’ordonnance portant première rectification de l’ordonnance n° 2025-44 du 31 décembre 2025, portant loi de finances pour l’année budgétaire 2026. Le budget général de l’État passe ainsi de 2 922,22 milliards à 2 980,54 milliards de FCFA, soit une augmentation de 58,32 milliards de FCFA, correspondant à une progression de 2 %.
Cette révision intervient dans un contexte marqué par de nouvelles priorités, notamment le renforcement des moyens consacrés à la sécurité, les effets de l’évolution du prix du pétrole sur le marché international, la réorganisation de l’appareil administratif de l’État et la nécessité de répondre à des besoins supplémentaires de certaines structures publiques.
Selon le communiqué du Conseil des Ministres du vendredi 21 août 2026, la modification de l’ordonnance portant loi des finances 2026 est rendue nécessaire pour prendre en compte :
- la nouvelle configuration du Gouvernement suite au réaménagement ;
- l’évolution de la situation sécuritaire qui se traduit par des besoins supplémentaires en crédits budgétaires au profit des Forces de Défense et de Sécurité ;
- les conséquences de la crise au Moyen-Orient induisant une hausse du cours du pétrole brut sur le marché international ;
- la suppression récente de certains services rattachés ou sous tutelle de la Présidence de la République, du Cabinet du Premier Ministre et du Secrétariat Général du Gouvernement et la dévolution de leurs missions à certains Ministères ;
- la mise en œuvre du décret n° 2026-320/PRN/PM du 24 juin 2026, déterminant la tutelle technique de certains projets de développement ;
- la simplification du dispositif fiscal pour permettre d’accélérer la relance de l’économie et le développement du secteur aurifère dans notre pays ;
- et la nécessité de prendre en charge des besoins supplémentaires de certaines structures de l’État.
Au-delà de cette hausse, l’enjeu principal demeure aussi le défi de l’amélioration des recettes dans un contexte national, régional et mondial de plus en plus difficile et celui de l’efficacité de la dépense publique, afin de répondre aux priorités nationales, aux besoins des citoyens et renforcer la résilience économique.
Par Laoual Sallaou Ismael
