À Tchadoua, dans la région de Maradi, une unité agro-industrielle a officiellement lancé ses activités de production, entièrement axées sur la filière arachide. Cette usine a la capacité de produire quotidiennement 10 000 litres d’huile d’arachide et plusieurs tonnes d’aliments pour bétail.
Financée par la Présidence de la République du Niger, cette initiative est portée par le centre Daroul Mar’a, dirigé par Madame Nana Djoubie Harouna. Le choix d’implanter cette usine à Maradi n’est pas fortuit, la région étant l’une des principales zones productrices d’arachide du pays.
L’objectif de ce projet va au-delà d’une simple relance économique , mais il s’agit d’une refondation économique. Selon sa promotrice, l’idée derrière le projet est « de prouver aux nigériens, et au-delà, à la face du monde, qu’il est possible de produire des produits de bonne qualité, en grande quantité et à moindre coût » tout en respectant l’environnement.
Contrairement aux méthodes traditionnelles d’extraction d’huile, les machines de l’usine broient l’arachide jusqu’à en extraire la quasi-totalité de la matière grasse, ne laissant qu’une pâte sèche semblable à du son.
Cette pâte, mélangée aux coques, est ensuite utilisée pour produire des aliments destinés aux gros et petits ruminants. Ainsi, l’usine fonctionne selon un système circulaire qui ne génère pratiquement aucun déchet.
En phase de démarrage, l’usine emploie 75 personnes, réparties en trois équipes distinctes : 25 agents sont chargés de l’approvisionnement en arachide auprès des villages, 25 autres opèrent les machines de production, et les 25 derniers sont dédiés à la vente des produits finis.
Dans un souci de respect de l’environnement, l’unité de production utilise l’énergie solaire. Cette mesure contribue à maîtriser les coûts, permettant de vendre le litre d’huile d’arachide à 1150 FCFA.
L’ambition finale du projet n’est pas seulement de couvrir le marché national, mais bien de viser à terme le marché international.
Ismail Abdoulaye Naoumani
